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title: Et si je restais dans ma zone de confort
date: 2018-09-11T06:33:34Z
modified: 2024-07-13T09:22:21Z
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Il y a quelques temps, dans [ce billet](https://www.blackconfetti.fr/parfois-jaimerais-tout-recommencer/), je vous parlais de l’image que je véhiculais par ici peu semblable à la personne que je suis dans la vraie vie. Le côté trop lisse de ce blog me dérangeait,. Aujourd’hui j’ai compris que c’est peut-être tout simplement un autre moi. Ça ne me demande pas d’effort à avoir ce style, il vient tout seul. Je ne cherche pas volontairement à écrire de cette manière.

Au départ, je me suis dit : sort de ta zone de confort alors, bouscule toi ! Oui mais je me bouscule déjà pour tout un tas de choses ; pour oser montrer mes illustrations sur les réseaux, pour réussir à courir 10km après une pause de 2 mois de running, pour tenter de cuisiner sainement 2x par jour tout faisant en sorte que ça soit simple et rapide. Du coup récemment j’ai fait un autre constat : **le discours tendance du dépassement de soi me gonfle** sérieusement !


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D’après la société actuelle, on devrait savoir se confronter à l’échec. Ne jamais rester sur ses acquis, ne rien lâcher (tous les comptes de sportifs vous le rabâchent sans cesse !). Se fixer des défis perso, envisager les challenges comme de vraies opportunités,…

Voilà ce qu’il faudrait faire dans l’absolu mais non on ne doit rien ! Il ne faut rien ! Et là bim, le mode culpabilité s’enclenche. C’est alliénant tout ça.


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Alors je me pose cette question. A-t-on conscience que cette nouvelle norme sociale qu’on nous intime de suivre peut conduire au burn out, au syndrome dépressif ? (_oui, oui j’y vais fort, pas de demi mesure chez moi_ ) À quel moment peut-on exprimer notre fragilité quand le dépassement de soi devient soit disant la clé d’un bonheur.

Je ne dis pas que parvenir à un objectif n’est pas gratifiant, loin de loin. Quand j’ai rendu un travail dans les temps et quand en plus le client était content et qu’il m’a dit waow vous vous êtes vraiment dépassé sur le coup là, ça a titillé mon égo. Certes c’est toujours revigorant pour l’estime de soi quand on y parvient. Mais… je le fais dans ma zone de confort. Le client ne le sait pas forcément pourtant même s’il a eu cette impression, moi j’ai avancé comme d’habitude. Sans pression, en appréciant ce que j’étais entrain de faire, en pensant à faire correctement mon travail. Alors que le client pensait que je m’étais dépassée, il était dans l’erreur. J’ai simplement été méticuleuse et passionnée par le projet en question.


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Le dépassement de soi n’est pas mon but pour être heureuse dans la vie.

Alors que d’autres penseront qu’il faut en faire plus pour être heureux, moi je pense qu’il faut être **plus** pour être heureux. Plus authentique, plus bienveillant, plus patient aussi. Je rejoins Amandine sur [son post](https://www.instagram.com/p/BniPlTKDZjT/?hl=fr&taken-by=amandinebouquine) d’hier où elle pensait justement que ces qualités là sont des réponses à bien des maux de notre société.


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Peut-être que ne pas vouloir se plier à cette fichue norme de dépassement de soi qui ne collerait pas avec sa personnalité. Accepter une certaine légèreté, connaître ses limites, identifier ses talents et les exploiter, serait là la clé vers le bonheur.

Et si on tentait quelque chose et qu’on remplaçait la notion de zone de confort par celle de **zone de plaisir** ? Cela aurait davantage de sens. Cela donnerait beaucoup moins envie de se plier au diktat du dépassement… Exemple : si je pars en randonnée pour découvrir de superbes paysages, je ne pense pas « je vais me dépasser et atteindre ce sommet pour diverses raisons ». Déjà je vais regarder si cette marche est à mon niveau. Ensuite si elle est un peu au dessus l’effet grisant de la vue et la fierté d’être arrivée au bout en appréciant ma marche m’auront procuré du plaisir. Et c’est lui que je cherche à atteindre avant tout.

Je pense que le plaisir ne s’épanouie pas dans la contrainte. Il faut se sentir libre dans son domaine d’action pour le ressentir. Dans le plaisir, on peut se développer, apprendre et s’épanouir. Avec le plaisir, on est dans le fameux « flow ». Ce concept psychologique qui tend à trouver la zone exacte où l’on exprime le mieux son potentiel. Celle où notre esprit est le plus ouvert à la découverte, tout en ressentant une forme de joie.

Une fois la notion de plaisir comprise, cela permet de l’appliquer à notre quotidien ; au travail, à l’école, à la vie privée, aux activités culturelles ou sportives,…

Ce long texte pour en arriver au constat que si confort = sérénité et hors confort = facteur de stress. Je serais plutôt enclin à dire alors que la zone la plus appropriée pour apprendre et se développer est… la zone de confort.

Vous en pensez quoi ?